François Béchu

Poèmes

Claqué au mur le don : Pas plus de forme que de matière ! Savoir le prendre Se séparer exige des comptes Au milieu du tissu rouge les voix se serrent Traçant un sac noir sacré qui se débat Dans la donnée de l'échappée De l'inconnu Sa mère l'appelle Il continue Retour au sommaire Dans la donnée Par le réseau du Matin (matin des pluies ?) Le volet Frappe la tempe Un ange (combien au juste ?) D'un coup d'aile Nettoie l'atelier du vocabulaire Monte sur l'établi et déclare (je l'ai noté) : -- Ce soupçon qui me gèle Télescope la revue permanente de mes plaies Retour au sommaire Un point d'errance Où la poussée étrique Il s'y trouve vite fait Une porte qui jouit A un certain moment A un certain degré Bâillante Comme un oiseau dans la main Il s'adonne Aux mouillettes de la table divine Retour au sommaire -- Qui ? -- -- Le visiteur de la voûte inconnue Ah ! Toi aussi tu t'étires sur ton socle ! Il (je recommence) Opère un service Les pillades de cet an se perdent A même la poussée (dans une gorge ?) Est-ce qu'elles voyagent ? Retour au sommaire Pour le repère Le long du bassin froid A bouger Sans plus La page énorme aux renvois S'appuie (morte d'aveugles) Et la plume mouillée Croche un morceau de mousse en peine Dentelle peinte Du fort à ramer Un bras hors la civière Retour au sommaire Alors que l'arrivée dure Si l'on se cotisait pour la greffe On pourrait donner En forçant La plume enfin de loi du corps Accèderait à son terme Fabriquerait boule sur boule On ne verrait plus Les doigts sur les larmes l'histoire simple Plus Il y aurait eu pincement Retour au sommaire La plume mouillée Rabat l'accident Suspend les pierres dites longues Découpe le ou les sanglots Affiche bel et bien au petit bonheur Faudrait-il l'éviter Et la bouleverser ? Le sang gicle quand même A notre santé Nul ne le récite Retour au sommaire Peut-être l'avais-je deviné Le couteau froid La grange à sang Où déshabillée Elle est immobile N'importe qui la remplit Les lettres passaient L'une sur l'autre Pas de doute Pour la sonore infirmité ! Retour au sommaire Toi tu flottes sur la coupe des tiges A la glorieuse réplique du fer Tu parles d'envers du sol Ouvrant le champ De la trace des années A nouveau ton mal s'applique Qui le conjurera ? Dans ta tenue pour jouer Tu t'étais déplacée La moquette retenait ton sang Retour au sommaire Par ce sang j'environne Tire aussi le blanc Et l'excés en atmosphère Assiège le dialogue pourpre C'est un petit bonhomme L'âme neigeuse en pente descendue Il frole le plateau de la balance Doit aux dérobades de l'impossible Plus loin (comme on dit) Une tige fondante me remonte un cri brouillé Retour au sommaire M'interroge l'alliage conséquent Ne me soignez pas Ni de lourdeur Ecouté Redondant La décision de vivre écarte nos paliers Et leur passe quelque temps L'agonie d'un sourire Voilà tout ce qui amortit la mise L'empêche O piétique Vieille mer ! Retour au sommaire Bonne tête du monde A heurter les flacons S'efforçant de les casser Au milieu du bloc L'élan ramassé la desserre Un coup de couleur Pointe aux tempes La fin de partie Vous posez sur l'établi deux bulles Votre rage du retour et de l'instant Retour au sommaire On t'oubliait dans l'INTEGRALE du soleil -- Quand aussi -- Toujours Les nuques (idiotes), mitoyables Penchent leur fouet au balcon de vent On (allait) A en éclater la rate de la vie La dénivellation Forcément Anime la dérision Retour au sommaire L'oiseau d'avril Qu'on ne cherche pas Qu'on n'entend pas Dans les arbres nus Retour au sommaire Comme le froid prend peur Le corps pareil menace Pareils s'ajournent se libèrent L'eau froide Ou toute l'eau o La chaleur c'était donc une question Plutot mal posée Retour au sommaire Qu'est-ce qu'on demande A l'eau, à la plage déserte ? Au vol plané de la mouette, Avant la marée ? Un étier, une île, des cris aux abords de l'île ? Un abri durable avec arbres, Du sable apporté pour rien ? Qu'est-ce qu'on retourne de plus qu'un rocher ? Un rocher sur soi. Retour au sommaire Quant au nombre A la fin le vent s'absorbe, Eglantier de vent parmi l'aurore Le collègue est entré, ainsi fût-il et la porte latérale a souri de porter plus, d'avoir résistance et d'entrer un peu dans des aveux Pour ce qui est des églantiers La terre tourne et ne choisit pas Retour au sommaire La marche plus haute Pour le chat Attendait Le soleil baigna son pas Se noyer ensuite Entrer pour jouer C'était une fin facile Tourner en rond parterre Retour au sommaire Echappée Arrête près de moi Les brancards de la nuit, Vers quoi ne luisent pas Les sexes hier assis. Rien ne tournait plus : Les offres et les demeures, -- Typhon pâle revenu -- Rien -- Comme à son heure ! Je t'ai donné ma voix Si ce n'est celle-ci Marche -- Tu parleras Et j'aurais pas fini Maison perdue sans feu Rallumée de mémoire Ou de sa peur -- Heureux, Tu passes un peu trop tard Près la charette éteinte Seule aux vendeurs d'ombres : Entre ses bras étreinte L'herbe qui encombre ! Pays de partout. Eux, Jouent avec le soleil. Mais qui est plus chanceux Hors l'oubli du réveil ? Pour courir et marcher Perdu dans l'évidence, Ai-je bien croisé L'étranger qui avance ? L'univers d'à coté Hurle aussi sa faim noire, Le noyau craque, et, Dieu fatal se marre. Peine perdue, peuplée Qu'on lève avec le jour, Roues très plates broyées Quand ce n'est plus secours. Et deux gouttes d'espoir, Ecrasant la rosée Les poètes du bavoir, Perlent aux bouts d'amarres. Retour au sommaire Chantiers -- les habitudes pour servir Et de plus loin le pansement d'air Surpris Nous obéissons à l'attente Nulle autre vase Ne serait tendue A l'étal du cri Retour au sommaire Quand le soleil montait sur les rails du matin -- d'un oeil où le délicat s'achève l'ambiance est béante -- Ah ! Quand l'homme croyait s'enfuir perdait ses écriteaux et partait devant lui Quand le silence avait dressé des prairies aussi intraitables Quand la peur remontait le cours des choses d'une paille mal placée que le silence barquait en tonneaux Quand le bras étranger se tendait en vain pour arrêter -- le neuf n'étant plus possible Quand la souche allégée tombait des vers et d'une civière humidité Quand le vrac du temps et que le foin dérange l'absolu méritoire Quand la cloche du bourg et les moteurs tournaient pour chercher Quand pleurer n'éffaçait rien -- mais les oiseaux s'ouvraient encore Mais le deuil n'était qu'un ruban qui flottait Mais le résultat s'adressait à d'autres jeux Mais la fièvre arpentait je chassais le lac à l'unisson des trèves -- calcul adroit du temple Retour au sommaire Passerelle Stèle l'ombre s'ouvre Accrochée eau de port sous l'hirondelle de mer l'embranchement de la rigolade Verbe envieux de lune(s) inassouvie(s) autant celle d'or que celle de ta tristesse a(r)rimage / la pré-tendue relation Retour au sommaire