Paul Valéry

Album de vers anciens


I LA FILEUSE Lilia.. neque nent. Assise, la fileuse au bleu de la croisée Où le jardin mélodieux se dodeline, Le rouet ancien qui ronfle l'a grisée. Lasse, ayant bu l'azur, de filer la câline, Chevelure, à ses doigts si faibles évasive, Elle songe, et sa tête petite s'incline. Un arbuste et l'air pur font une source vive Qui suspendue au jour, délicieuse arrose De ses pertes de fleurs le jardiîi de l'oisive. Une tige, où le vent vagabond se repose, Courbe le salut vain de sa grâce étoilée, Dédiant magnifique, au vieux rouet, sa rose. Mais la dormeuse file une laine isolée; Mystérieusement l'ombre frêle se tresse Au fil de ses doigts longs et qui dorment, filée. Le songe se dévide avec une paresse Angélique, et sans cesse, au fuseau doux crédide, La chevelure ondule au gré de la caresse... Derrière tant de fleurs, l'azur se dissimule, Fileuse de feuillage et de lumière ceinte: Tout le ciel vert se meurt. Le dernier arbre brûle. Ta soeur, la grande rose où sourit une sainte, Parfume ton front vague au vent de son haleine Innocente, et tu crois languir... Tu es éteinte Au bleu de la croisée où tu filais la laine. Retour au sommaire
II HÉLÈNE Azur! C'est moi.... Je viens des grottes de la mort Entendre l'onde se rompre aux degrés sonores, Et je revois les galères dans les aurores Ressusciter de l'ombre au fil de rames d'or. Mes solitaires mains appellent les monarques Dont la barbe de sel amusait mes doigts purs; Je pleurais. Ils chantaient leurs triomphes obscurs Et les golfes enfuis aux poupes de leurs barques. J'entends les conques profondes et les clairons Militaires rythmer le vol des avirons; Le chant clair des rameurs enchaîner le tumulte, Et les Dieux, à la proue héroïque exaltés Dans leur sourire antique et que l'écume insulte Tendent vers moi leurs bras indulgents et sculptés. Retour au sommaire
III NAISSANCE DE VÉNUS De sa profonde mère, encor froide et fumante, Voici qu'au seuil battu de tempêtes, la chair Amèrement vomie au soleil par la mer, Se délivre des diamants de la tourmente. Vois son sourire suivre au long de ses bras blancs De l'humide Thétys périr la pierrerie Qu'éplore l'orient d'une épaule meurtrie; Et sa tresse se fraye un frisson sur ses flancs. Le frais gravier, qu'arrose et fuit sa course agile, Croule, creuse rumeur de soif, et le facile Sable a bu les baiseras de ses bonds puérils; Mais de mille regards ou perfides ou vagues. Son oeil mobile emporte, éclairant nos périls, L'eau riante et la danse infidèle des vagues. Retour au sommaire
IV FÉERIE La lune mince verse une lueur sacrée Toute une jupe d'un tissu d'argent léger, Sur les bases de marbre où vient l'ombre songer Que suit d'un char de perle une gaze nacrée. Pour les cygnes soyeux qui frôlent les roseaux De carènes de plume à demi lumineuse, Elle effeuille infinie une rose neigeuse Dont les pétales font des cercles sur les eaux... Est-ce vivre ?... désert de volupté pâmée, Où meurt le battement faible de l'eau lamée, Usant le seuil secret des échos de cristal... La chair confuse des molles roses commence A frémir, si d'un cri le diamant fatal Fêle d'un fil de jour toute la fable immense. Retour au sommaire
V BAIGNÉE Un fruit de chair se baigne en quelque jeune vasque, (Azur dans les jardins tremblants), mais hors de l'eau, Isolant la torsade aux puissances de casque, Luit le chef d'or que tranche à la nuque un tombeau. Éclose la beauté par la rose et l'épingle! Du miroir même issue où trempent ses bijoux, Bizarres feux brisés dont le bouquet dur cingle L'oreille abandonnée aux mots nus des flots doux. Un bras vague inondé dans le néant limpide Pour une ombre de fleur à cueillir vainement S'effile, ondule, dort par le délice vide, Si l'autre, courbé pur sous le beau firmament Parmi la chevelure immense qu'il humecte, Capture dans l'or simple un vol ivre d'insecte. Retour au sommaire
VI AU BOIS DORMANT La princesse, dans un palais de rose pure, Sous les murmures, sous la mobile ombre dort; Et de corail ébauche une parole obscure Quand les oiseaux perdus mordent ses bagues d'or. Elle n'écoute ni les gouttes, dans leurs chutes, Tinter d'un siècle vide au lointain le trésor, Ni sur la forêt vague, un vent fondu de flûtes Déchirer la rumeur d'une phrase de cor. Laisse, longue, l'écho rendormir la diane, O toujours plus égale à la molle liane Dont le bleu rythme bat tes yeux ensevelis! Si proche de ta joue et si lente la rose Ne va pas dissiper ce délice de plis, Ni sur ton frais visage un rayon qui s'y pose. Retour au sommaire
VII LE BOIS AMICAL Nous avons pensé des choses pures Côte à côte, le long des chemins, Nous nous sommes tenus par les mains Sans dire... parmi les fleurs obscures; Nous marchions comme des fiancés Seuls, dans la nuit verte des prairies; Nous partagions ce fruit de féeries La lune, amicale aux insensés. Et puis, nous sommes morts sur la mousse, Très loin, tout seuls, parmi l'ombre douce De ce bois intime et murmurant. Et là-haut, dans la lumière immense, Nous nous sommes trouvés en pleurant O mon cher compagnon de silence! Retour au sommaire
VIII UN FEU DISTINCT... Un feu distinct m'habite, et je vois froidement La violente vie illuminée entière... Je ne puis plus aimer seulement qu'en dormant Ses actes gracieux mélangés de lumière. Mes jours viennent la nuit me rendre des regards, Après le premier temps de sommeil malheureux; Quand le malheur lui-même est dans le noir épars Ils reviennent me vivre et me donner des yeux. Que si leur joie éclate, un écho qui m'éveille N'a rejeté qu'un mort sur ma rive de chair, Et mon rire étranger suspend à mon oreille, Comme à la vide conque un murmure de mer, Le doute, — sur le bord d'une extrême merveille, Si je suis, si je fus, si je dors ou je veille ? Retour au sommaire
IX NARCISSE PARLE Narcissoe placandis manibus O frères! tristes lys, je languis de beauté Pour m'être désiré dans votre nudité, Et vers vous, Nymphes! nymphes, nymphes des fontaines Je viens au pur silence offrir mes larmes vaines. Un grand calme m'écoute, où j'écoute l'espoir. La voix des sources change et me parle du soir; J'entends l'herbe d'argent grandir dans l'ombre sainte, Et la lune perfide élève son miroir Jusque dans les secrets de la fontaine éteinte. Et moi! de tout mon corps dans ces roseaux jeté, Je languis, ô saphir, par ma triste beauté! Je ne sais plus aimer que l'eau magicieuse Où j'oubliai le rire et la rose ancienne. Que je déplore ton éclat fatal et pur, Si mollement de moi fontaine environnée, Où puisèrent mes yeux dans un mortel azur Mon image de fleurs humides couronnée. Hélas! L'image est vaine et les pleurs éternels! A travers les bois bleus et les bras fraternels, Une tendre lueur d'heure ambiguë existe, Et d'un reste du jour me forme un fiancé Nu, sur la place pâle où m'attire l'eau triste... Délicieux démon, désirable et glacé! Voici dans l'eau ma chair de lune et de rosée, O forme obéissante à mes voeux opposée! Voici mes bras d'argent dont les gestes sont purs!... Mes lentes mains dans l'or adorable se lassent D'appeler ce captif que les feuilles enlacent, Et je crie aux échos les noms des dieux obscurs!... Adieu, reflet perdu sur l'onde calme et close, Narcisse... ce nom même est un tendre parfum Au coeur suave. Effeuille aux mânes du défunt Sur ce vide tombeau la funérale rose. Sois, ma lèvve, la rose effeuillant le baiser Qui fasse un spectre cher lentement s'apaiser, Car la nuit parle à demi-voix, proche et lointaine, Aux calices pleins d'ombre et de sommeils légers. Mais la lune s'amuse aux myrtes allongés. Je t'adore, sous ces myrtes, ô l'incertaine, Chair pour la solitude éclose tristement Qui se mire dans le miroir au bois dormant. Je me délie en vain de ta présence douce, L'heure menteuse est molle aux membres sur la mousse Et d'un sombre délice enfle le vent profond. Adieu, Narcisse... meurs! Voici le crépuscule. Au soupir de mon coeur mon apparence ondule, La flûte, par l'azur enseveli module Des regrets de troupeaux sonores qui s'en vont. Mais sur le froid mortel où l'étoile s'allume, Avant qu'un lent tombeau ne se forme de brume, Tiens ce baiser qui brise un calme d'eau fatal. L'espoir seul peut suffire à rompre ce cristal. La ride me ravisse au souffle qui m'exile Et que mon souffle anime une flûte gracile Dont le joueur léger me serait indulgent!... Évanouissez-vous, divinité troublée! Et toi, verse pour la l'une, flûte isolée Une diversité de nos larmes d'argent. Retour au sommaire
X ÉPISODE Un soir favorisé de colombes sublimes, La pucelle doucement se peigne au soleil. Aux nénuphars de l'onde elle donne un orteil Ultime, et pour tiédir ses froides mains errantes Parfois trempe au couchant leurs roses transparentes. Tantôt, si d'une ondée innocente, sa peau Frissonne, c'est le dire absurde d'un pipeau, Flûte dont le coupable aux dents de pierrerie Tire un futile vent d'ombre et de rêverie Par l'occulte baiser qu'il risque sous les fleurs. Mais presque indifférente aux feintes de ces pleurs, Ni se divinisant par aucune parole De rose, elle démêle une lourde auréole, Et tirant de sa nuque un plaisir qui la tord, Semble jouir d'étreindre et de déduire l'or De la lumière vue entre ses doigts limpides! ... Une feuille meurt sur ses épaules humides, Une goutte tombe de la flûte sur l'eau, Et le pied pur s'épeure comme un bel oiseau Ivre d'ombre... Retour au sommaire
XI VUE Si la plage penche, si L'ombre sur l'oeil s'use et pleure Si l'azur est larme, ainsi Au sel des dents pure affleure La vierge fumée ou l'air Que berce en soi puis expire Vers l'eau debout d'une mer Assoupie en son empire Celle qui sans les ouïr Si la lèvre au vent remue Se joue à évanouir Mille mots vains où se mue Sous l'humide éclair de dents Le très doux feu du dedans. Retour au sommaire
XII VALVINS Si tu veux dénouer la forêt qui t'aère Heureuse, tu te fonds aux feuilles, si tu es Dans la fluide yole, à jamais littéraire Traînant quelques soleils ardemment situés Aux blancheurs de son flanc que la Seine caresse Emue, ou pressentant l'après-midi chanté, Selon que le grand bois trempe une longue tresse Et mélange ta voile au meilleur de l'été. Mais toujours près de toi que le silence livre Aux cris multipliés de tout le brut azur, L'ombre de quelque page éparse d'aucun livre Tremble, reflet de voile vagabonde sur La poudreuse chair diverse de l'eau verte Parmi le long regard de la Seine entr'ouverte. Retour au sommaire
XIII ÉTÉ A Francis Viélé-Griffin, Été, roche d'air pur, et toi, ardente ruche, O mer! Éparpillée en mille mouches sur Les touffes d'un chair fraîche comme une cruche, Et jusque dans la bouche où bourdonne l'azur, Et toi, maison brûlante, Espace, cher Espace Tranquille, où l'arbre fume et perd quelques oiseaux, où crève infiniment la rumeur de la masse De la mer, de la marche et des troupes des eaux, Tonnes d'odeurs, grands ronds par les races heureuses Sur le golfe qui mange et qui monte au soleil, Nids purs, écluses d'herbe, ombres des vagues creuses, Bercez l'enfant ravie en un poreux accueil, Dont les jambes, (mais l'une est fraîche et se dénoue De la plus rose), les épaules, le sein dur, Le bras qui se mélange à l'écumeuse joue Brillent abandonnés autour du vase obscur Oii filtrent les grands bruits pleins de bétes puisées Dans les cages de feuille et les mailles de mer Par les moulins marins et les huttes rosées Du jour. Toute la peau dore les treilles d'air. Retour au sommaire
Poèmes inachevés XIV ANNE A André Lebey, Anne qui se mélange au drap pâle et délaisse Des cheveux endormis sur ses yeux mal ouverts Mire ses bras lointains tournés avec mollesse Sur la peau sans couleur du ventre découvert. Elle vide, elle enfle d'ombre sa gorge lente Et comme un souvenir pressant ses propices chairs Une bouche brisée et pleine d'eau brûlante Roule le goût immense et le reflet des mers. Enfin désemparée et libre d'être fraîche, La dormeuse déserte aux touffes de couleur Flotte sur son lit blême, et d'une lèvre sèche, Telle dans la ténèbre un souffle amer de fleur. Et sur le linge où l'aube insensible se plisse, Tombe, d'un bras de glace effleuré de carmin, Toute une main défaite et perdant le délice A travers ses doigts nus dénoués de l'humain. Au hasard! A jamais, dans le sommeil sans hommes Pur des tristes éclairs de leurs embrassements Elle laisse rouler les grappes et les pommes Puissantes, qui pendaient aux treilles d'ossements, Qui riaient, dans leur ambre appelant les vendanges, Et dont le nombre d'or de riches mouvements Invoquait la vigueur et les gestes étranges Que pour tuer l'amour inventent les amants... Ah! plus nue et qu'imprègne une prochaine aurore, Si l'or triste interroge un tiède contour, Rentre au plus pur de l'ombre où le Même s'ignore, Et te fais un vain marbre ébauché par le jour! Laisse au pâle rayon ta lèvre violée Mordre dans un sourire un long germe de pleur, Masque d'âme au sommeil à jamais immolée Sur qui la paix soudaine a trompé la douleur! Mais suave, de l'arbre extérieur, la palme Vaporeuse remue au delà du remords, Et dans le feu, parmi trois feuilles, l'oiseau calme Commence le chant seul qui réprime les morts. Retour au sommaire
XV SÉMIRAMIS ... Dès l'aube, chers rayons, mon front songe à vous ceindre! A peine il se redresse, il voit d'un oeil qui dort Sur le marbre absolu, le temps pâle se peindre, L'heure sur moi descendre et croître jusqu'à l'or... "Existe!... Sois enfin toi-même! dit l'Aurore, O grande âme, il est temps que tu formes un corps! Hâte-toi de choisir un jour digne d'éclore, Parmi tant d'autres feux, tes immortels trésors! Déjà, contre la nuit, lutte l'âpre trompette! Une lèvre vivante attaque l'air glacé; L'or pur, de tour en tour, éclate et se répète, Rappelant tout l'espace aux splendeurs du passé! Remonte aux vrais regards! Tire-toi de tes ombres, Et comme du nageur, dans le plein de la mer, Le talon tout-puissant l'expulse des eaux sombres, Toi, frappe au fond de l'être! Interpelle ta chair, Traverse sans retard ses invincibles trames, Épuise l'infini de l'effort impuissant, Et débarrasse-toi d'un désordre de drames Qu'engendrent sur ton lit les monstres de ton sang! J'accours de l'Orient suffire à ton caprice! Et je te viens offrir mes plus purs aliments; Que d'espace et de vent ta flamme se nourrisse! Viens te joindre à l'éclat de mes pressentiments!" — Je réponds!... Je surgis de ma profonde absence! Mon coeur m'arrache aux morts que frôlait mon sommeil, Et vers mon but, grand aigle éclatant de puissance, Il m'emporte!... Je vole au devant du soleil! Je ne prends qu'une rose et fuis... La belle flèche Au flanc!... Ma tête enfante une foule de pas... Ils courent vers ma tour favorite, où la fraîche Altitude m'appelle, et je lui tends les bras! Monte, ô Sémiramis, maîtresse d'une spire Qui d'un coeur sans amour s'élance au seul honneur! Ton oeil impérial a soif du grand empire A qui ton sceptre dur fait sentir le bonheur... Ose l'abîme!... Passe un dernier pont de roses! Je t'approche, péril!... Orgueil plus irrité! Ces fourmis sont à moi! Ces villes sont mes choses, Ces chemins sont les traits de mon autorité! C'est une vaste peau fauve que mon royaume! J'ai tué le lion qui portait cette peau; Mais encor le fumet du féroce fantôme Flotte chargé de mort, et garde mon troupeau! Enfin, j'offre au soleil le secret de mes charmes! Jamais il n'a doré de seuil si gracieux! De ma fragilité je goûte les alarmes Entre le double appel de la terre et des cieux! Repas de ma puissance, intelligible orgie, Quel parvis vaporeux de toits et de forêts Place aux pieds de la pure et divine vigie, Ce calme éloignement d'événements secrets! L'âme enfin sur ce faîte a trouvé ses demeures! O de quelle grandeur, elle tient sa grandeur Quand mon coeur soulevé d'ailes intérieures Ouvre au ciel en moi-même une autre profondeur! Anxieuse d'azur, de gloire consumée, Poitrine, gouffre d'ombre aux narines de chair, Aspirée cet encens d'âmes et de fumée Qui monte d'une ville analogue à la mer! Soleil, soleil, regarde en toi rire mes ruches! L'intense et sans repos Babylone bruit, Toute rumeur de chars, clairons, chaînes de cruches Et plaintes de la pierre au mortel qui construit. Qu'ils ftattent mon désir de temples implacables, Les sons aigus de scie et les cris des ciseaux, Et ces gémissements de marbres et de câbles Qui peuplent l'air vivant de structure et d'oiseaux! Je vois mon temple neuf naître parmi les mondes, Et mon voeu prendre place au séjour des destins; Il semble de soi-même au ciel monter par ondes Sous le bouillonnement des actes indistincts. Peuple stupide, à qui ma puissance m'enchaîne, Hélas! mon orgueil même a besoin de tes bras! Et que ferait mon coeur s'il n'aimait cette haine Dont l'innombrable tête est si douce à mes pas ? Plate, elle me murmure une musique telle Que le calme de l'onde en fait de sa fureur, Quand elle met sa force aux pieds d'une mortelle Mais qu'elle se réserve un retour de terreur. En vain j'entends monter contre ma face auguste Ce murmure de crainte et de férocité: A l'image des dieux la grande âme est injuste Tant elle s'appareille à la nécessité! Qu'ils sont doux à mon coeur les temples qu'il enfante Quand tiré lentement du songe de mes seins Je vois un monument de masse triomphante Rejoindre dans mes yeux l'ombre de mes desseins! Battez, cymbales d'or, mamelles cadencées, Et roses palpitant sur ma pure paroi! Que je m'évanouisse en mes vastes pensées, Sage Sémiramis, enchanteresse et roi! Retour au sommaire